Résumé

Robert Mowat Études philologiques sur les inscriptions gallo-romaines de Rennes

On ne peut s’empêcher, en parlant de l’inscription de Gordien, d’exprimer une fois de plus le regret que la plus antique archive municipale de Rennes continue à être misérablement exposée à toutes les causes possibles de dégradation. Que de fois n’a-t-on pas vu les intérêts les plus vulgaires et les plus mesquins, ou la manie irréfléchie de destruction d’un enfant, d’un passant malintentionné, anéantir ou mutiler les legs les plus précieux de l’antiquité !
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Robert Mowat Études philologiques sur les inscriptions gallo-romaines de Rennes

La mention des Redones est, en effet, tellement rare en épigraphie, qu’on n’en connaît jusqu’à présent qu’un seul autre exemple, celui de l’inscription de Gordien III, à la porte Mordelaise, et encore cette mention ne figure-t-elle que sous la forme d’une sigle, R, longtemps regardée comme énigmatique.
Et d’abord, il faut rendre compte de la présence d’un i dans la première syllabe d’un mot que l’on est habitué à orthographier Redones ; l’explication la plus commode consiste à attribuer cette anomalie tout simplement à l’ignorance ou à l’inadvertance du lapicide
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Robert Mowat Études philologiques sur les inscriptions gallo-romaines de Rennes

La facilité et le succès avec lesquels la formule vient de se prêter à nos essais de restitution, en passant par l’épreuve de deux coupes différentes, sont de nature à inspirer confiance dans la sincérité de la lecture que nous proposons, tant pour le fragment no 1 que pour le fragment no 2. Non-seulement nous possédons la ligne supérieure dans son intégrité littérale, mais, en donnant aux lettres restituées le style des lettres existantes, nous arrivons à déterminer très-approximativement la longueur de cette ligne, c’est-à-dire la largeur de façade de l’inscription.
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