Jules Janin,
La Muette. 12 juin 1871...
(1871)
“ Oui, mais le charmant musicien Thalberg, le voilà mort d'épouvante en ces funestes journées dont il cherchait le sens et le bon sens. Ce grand artiste, qui tenait de si près à la maison impériale d'Autriche, était d'une modestie incomparable. On ne l'a jamais entendu faire une seule allusion aux grandeurs de sa race et de son talent. Il appartenait tout entier à la musique; il n'avait pas d'autre ambition, pas d'autres rêves. Il allait, simplement, de chef-d'œuvre en chef-d'œuvre, pour son plaisir et pour le bonheur de celui qui l'écoute. Il avait fait de la Muette une seconde patrie ”
