Émilia Telsatme

Résumé

Émilia Telsatme,  Le bois de Boulogne (1854)

“ Ne croyez pas toutefois que le bois n'offre aucun plaisir en ce moment : il y a du charme, je vous assure, à suivre
la transformation de ce désert en oasis, à se mêler aux flots tumultueux de cette foule qui va, vient et admire.
Je ne vous ai rien dit du village dont le bois porte le nom ; mais aussi comment parler de cette population simple et industrieuse, en traçant l'esquisse de ses aristocratiques voisins? Boulogne touche à Auteuil, et l'aspect de ces deux communes est si différent, qu'une énorme distance les sépare : l'une est déjà Paris ; l'autre est encore la province.
”
Source : Gallica

Émilia Telsatme,  Le bois de Boulogne (1854)

“ Notre bois est méconnaissable; les anciennes allées sont couvertes, à peu d'exceptions près, de jeunes plantations; de nouvelles avenues sont tracées ; l'extrémité de chacune touche à un point pittoresque de l'horizon. Du rond Mortemart, transformé en colline, on embrasse l'ensemble de ce vaste travail ; les coteaux de Saint-Cloud, de Boulogne, d'Auteuil se dessinent dans le lointain ; une route large de 10 mètres, ayant un trottoir de 3 mètres, suit le cours sinueux de la rivière ”
Source : Gallica

Émilia Telsatme,  Le bois de Boulogne (1854)

“ Après la mort de cette princesse, Louis XV fit réparer le château, donna l'ordre d'y ajouter un étage et d'étendre les jardins, aux dépens du bois : la Muette ne dut pas s'apercevoir qu'elle venait de passer en d'autres mains, car les orgies et les fêtes y continuèrent comme par le passé. Le dauphin accompagnait quelquefois son aïeul dans ses visites à la Muette. Ce château fut le lieu de sa résidence pendant les premiers temps de son mariage ; lorsque la cour se fixa à Versailles, Louis XVI et Marie-Antoinette ne vinrent plus à la Muette qu'à de longs intervalles. ”
Source : Gallica

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