Résumé

Julien Daillière Inondation des ardoisières d'Angers en 1856… (1864)

L'Indre, l'Allier, le Cher, et la Saône et le Rhône Débordent. Le ruisseau devient fleuve à son tour; Tout croule : le clocher, le donjon et la tour.
Et l'océan nous environne !
Entendez-vous, mêléraes grondements sourds, Et le glas de la cloche et l'appel des tambours?
Entendez-vous?. La Loire monte!
Moissonnant plus d'épis que l'orage ou le feu, Et n'ayant que le bras de Dieu Qui la retienne ou qui la dompte!
Elle monte, elle monte, et va tout engloutir.
Plus d'un prêtre est soldat, plus d'un soldat martyr!
Où vas-tu, flot sinistre au désastreux passage?
Source : Gallica

Julien Daillière Inondation des ardoisières d'Angers en 1856… (1864)

De la Drôme à l'Isère et du Rhône à la Loire Le Souverain s'est élancé.
Et de l'embouchure à la source, Pour réparer la brèche où le fleuve a passé, Napoléon poursuit sa course !
Votre âme a de l'écho pour toutes les douleurs, Sire, et les naufragés ont vu couler vos pleurs.
Le peuple se souvient de tout ce que vous faites ; Les torrents débordés reculent devant vous, Et les monarques sont jaloux De chacune de vos conquêtes!
Source : Gallica

Julien Daillière Inondation des ardoisières d'Angers en 1856… (1864)

Pleurez, tristes mineurs, pauvres tailleurs de pierre, La Loire a dévoré le fruit de vos travaux; Pleurez votre chantier disparu sous les eaux!
— Et l'on songe à tous ceux qui seront sans asiles, A de robustes bras, de longtemps inutiles, On songe, hélas! au lendemain.
Laborieux soutiens de toute une famille, On a sa vieille mère, une femme, une fille, Qui n'iront pas tendre la main !
Source : Gallica

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