Résumé

Julien Loth De la nécessité de la presse religieuse (1877)

« La philosophie du XVIIIe siècle méconnut, dit M. Saisset, deux grandes vérités : la première, c'est que la raison n'est pas tout l'homme ; la seconde, c'est que la société humaine n'a pas son dernier but en elle-même ; ou en d'autres termes, la vie humaine ne se suffit pas ; et pour parler plus simplement encore, il y a une autre vie. »
Or, aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les philosophes, quelques esprits isolés, quelques rêveurs tourmentés, qui nient Dieu, et l'âme immortelle ; la presse populaire s'efforce d'ériger en dogmes, au sein des masses, ces monstruosités.
Source : Gallica

Julien Loth De la nécessité de la presse religieuse (1877)

La bonne presse, n'eût-elle d'autre effet que de rendre témoignage à la vérité, de ne pas la laisser prescrire, de circonscrire les ravages de la mauvaise presse et d'en neutraliser en quelques âmes le poison, serait encore une oeuvre urgente à entreprendre. Mais vous avez entendu la parole du chef de l'Eglise : « C'est une oeuvre pie d'une utilité souveraine. » En douter, serait douter de l'influence maîtresse de la vérité. La vérité, sur les lèvres de quelques hommes, a suffi à convertir le monde.
Source : Gallica

Julien Loth De la nécessité de la presse religieuse (1877)

Nous sommes à un moment critique où il faut savoir dire ce qu'on croit être la vérité* dût-elle troubler notre repos et réclamer des sacrifices. On l'a remarqué avec infiniment d'esprit et de raison : « Il y a un frère et une soeur que Dieu a créés inséparables, la vérité et l'inconvénient, et je ne crois pas qu'à cause du frère, il soit bon d'étrangler la soeur.» Ici, je le sens bien, il n'y a rien à redouter de pareil. La vérité est sans inconvénient, elle trouve toujours sûrement le chemin des esprits et des coeurs.
Source : Gallica

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