Résumé

Justin André Ni prince, ni rouge, le vote collectif de la famille… (1872)

Quand on n'a rien de mieux à faire, ce peut être un passe-temps assez agréable que de prendre d'une main un recueil de folies où l'auteur a entassé ses vers pour occuper de lui après sa mort ou pour servir de jouet aux curieux à venir, et de l'autre main l'histoire, afin de la faire coïncider avec ces folles superstitions lancées au hasard et les convertir par ce moyen en prédictions accomplies. Ainsi pourrions-nous en agir nous-même à l'heure présente. — Sans un grand effort d'imagination nous pouvons faire lire dans Nostradamus l'histoire frappante du dictateur Gambetta.
Source : Gallica

Justin André Ni prince, ni rouge, le vote collectif de la famille… (1872)

Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
Depuis Siinon-le-Magicien jusqu'à Mathieu de la Drôme, l'univers a été un vaste théâtre où une partie de la société a exploité l'autre. Nostradamus, à nos yeux, est un des coquins qui surent le mieux tirer parti de l'ignorance des masses populaires en leur jetant un appât grossier qui témoigne seulement de ce sentiment inné chez l'homme, que l'ordre naturel n'est que l'écorce d'un ordre supérieur et surnaturel.
Source : Gallica

Justin André Ni prince, ni rouge, le vote collectif de la famille… (1872)

Un prophète, d'après toutes les données de la science profane et sacrée, est, si je ne me trompe, un homme inspiré de Dieu annonçant un événement futur dont la connaissance ne dépend d'aucune cause naturelle.
Or, Nostradamus se présente-t-il sous ces auspices au jugement d'un homme sérieux? Nullement,, car lui-même, dans le premier quatrain de la première centurie, déclare avoir écrit ses mille couplets rimes sans goût, dans les mêmes conditions que la Sybille de Cumes, dont les incohérences étaient loin d'égaler le désordre des pages obscures d'un sorcier sans esprit.
Source : Gallica

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