Résumé

Jérôme Couturier Noir et rouge. Les gens de Beaumont à M. Félix Pyat… (1849)

Dieu oublié, la conscience étouffée, on ne respecte plus rien, ni les cheveux blancs d'un père, ni la vieille et fidèle tendresse d'une épouse, ni l'avenir d'un enfant, ni les anciens services d'un supérieur et d'un ami. L'homme est libre alors, libre comme l'animal féroce dans la profondeur des bois ; il ne craint rien.... rien, que la rencontre d'un animal aussi féroce et plus fort que lui.
C'est ici que votre système social et fraternel, citoyen Pyat, n'est plus du tout séduisant, même pour ceux qu'il aurait enrichis.
Source : Gallica

Jérôme Couturier Noir et rouge. Les gens de Beaumont à M. Félix Pyat… (1849)

Mais qu'est-ce que la vraie République? C'est, dit le citoyen Félix Pyat, la démocratique et sociale, où nos femmes apprendront à nos enfants les mois si doux de liberté, égalité, fraternité. Bien ! nous comprenons. Et pour mettre nos femmes à même d'apprendre à nos enfants ces mois si doux, que faut-il faire? Nous devons aux prochaines élections nommer exclusivement nos vrais amis, comme qui dirait Ledru, Raspail, Proudhon et la suite, tout l'état-major du drapeau rouge. Nous comprenons de mieux en mieux.
Source : Gallica

Jérôme Couturier Noir et rouge. Les gens de Beaumont à M. Félix Pyat… (1849)

Quel peuple nous l'envie? Nommez-nous celui de vos triomphes, ô Pyat! qui a fait battre de joie trente-cinq millions de coeurs français, et fait flotter plus fièrement le drapeau tricolore partout où se déroulent ses nobles plis sans cesse agrandis par la victoire!... Mais le drapeau tricolore n'est pas le vôtre, vous le répudiez; vous suivez le drapeau rouge, le drapeau de l'émeute qui n'est teint que du sang français, qui ne peut avoir pour piédestal que la barricade et l'échafaud.
Source : Gallica

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