Résumé

Lettre d'un républicain du lendemain… (1848)

Au contraire, tous les peuples nous aiment, et ils né se retireront de nous que le jour où nous leur donnerons le droit de nous mépriser, et ce jour sera celui où nous appellerons à notre tête un écervelé qui a déjà fait rire toute l'Europe. Des contributions sur l'ennemi ! Mais il faut le vaincre d'abord, et au nom de quelles idées le combattre, dans quel intérêt, au profit de qui ? Et ses généraux, où Louis Bonaparte les prendra-t-il? Les illustres capitaines qui ont servi un empereur plein de gloire serviront-ils cet empereur de parade ?
Source : Gallica

Lettre d'un républicain du lendemain… (1848)

LA CANDIDATURE DE LOUIS BONAPARTE
A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Est-elle donc sérieuse, cette candidature que j'entends crier clans nos campagnes, gui se colporte en brochures, en chansons, en images et en médailles? Veut-on se moquer de nous? S'imagine-l-on que tout l'esprit de la France est confiné entre les murs de sa capitale, et qu'il n'y a au delà qu'ignorance ou bêtise? Oublie-t-on que nous sommes le peuple le plus gai de l'univers?
Source : Gallica

Lettre d'un républicain du lendemain… (1848)

Ne sait-il pas que tout se gagne laborieusement sur cette terre? Avant de se faire proclamer empereur, Napoléon avait vaincu l'Europe.
Louis Bonaparte n'a donc pas d'amis ? Non. Je n'entends bourdonner autour de son hypothétique fortune que de suspects courtisans. Je les connais. Ce sont les intrigants de tous les partis, ou plutôt, tous les intrigants sans parti ; des hommes de tapage et de forfanterie, sans conviction, sans moralité , sans attachement, qui n'ont jamais porté les yeux au delà des nécessités ou des jouissances de la semaine
Source : Gallica

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