Résumé

Maxime de Villemarest Napoléon, 1769-1821, par Maxime de Villemarest… (1848)

Voilà donc Bonaparte à Paris, qu'il revoit après moins de deux ans d'absence. Alors ce sont des intrigues qui se croisent, des jalousies qui se démasquent timidement, des partis qui se forment. Mais dans ce dédale d'agitations tumultueuses, d'autorités corrompues, où est le parti de la France ? A coup sûr, ce n'est pas au directoire. Sa force est dans le peuple, ses bras sont dans l'année. Quelle en sera la tête? Bonaparte. Sa résolution est prise. De là la journée du 18 brumaire, où, pour donner à la république une forme nouvelle et sociale, il n'eut à détrôner que l'anarchie.
Source : Gallica

Maxime de Villemarest Napoléon, 1769-1821, par Maxime de Villemarest… (1848)

Non, le peuple français ne renie pas son empereur! Non, la république, héritière de toutes les gloires de la France acquises par les enfants de la France, ne répudie pas la gloire du grand homme qui, lui aussi, fut un soldat de la république avant de devenir le conquérant de l'Europe! N'est-ce pas lui qui le premier, du milieu des camps, salua la nation française du nom de grande nation ? Et puis Napoléon n'a-t-il pas été la personnification de la France, le résumé de la grande armée ?
Source : Gallica

Maxime de Villemarest Napoléon, 1769-1821, par Maxime de Villemarest… (1848)

On croyait à une expédition contre la Grande-Bretagne. Bonaparte y faisait de fréquents voyages ; il y façonnait son armée à un dévouement personnel autant que national, car déjà dans l'âme du premier consul commençaient à surgir des intérêts de famille, qui pouvaient devenir opposés aux grands intérêts du peuple. Selon nous, Napoléon élu empereur au mois de juin 1804, ne monta pas sur le trône, il y descendit, tant il nous est impossible de faire pour la France un plus beau rêve que la France en république, ayant pour chef Bonaparte républicain.
Source : Gallica

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