Résumé

Lettre à M. Bourdeau, député de la Haute-Vienne… (1818)

Les menaces d'une harangue ne sauraient l'emporter sur les garanties de la loi, intervertir tout-à-coup les rapports qu'elle consacre, et mettre des créanciers à la merci de leurs débiteurs.
La réduction des créances ne peut avoir lieu que par le renversement de tous les principes, et par l'effet d'une spoliation violente ; en menacer une classe nombreuse de créanciers légitimes , dans le dessein de les amener à d'amiables compositions, c'est un moyen puérile, un moyen usé, qui a déjà manqué son but dans une question de la même nature et d'une plus grande importance.
Source : Gallica

Lettre à M. Bourdeau, député de la Haute-Vienne… (1818)

Aussi la plupart de ceux qui ressentent les bienfaits de la loi du 5 décembre, n'appartiènent point à la noblesse provinciale, qui n'avait, en général, ni de grands biens, ni de grandes dettes, ni de grandes places, et qui cependant n'a montré ni moins de zele, ni moins de dévouement pour la cause de ses maîtres légitimes. Ils appartiènent principalement à la noblesse aulique, toujours entourant le pouvoir, toujours puisant à la source des grâces , toujours puissante par son crédit ou ses places, sa fortune ou son rang, ses services ou ses liaisons.
Source : Gallica

Lettre à M. Bourdeau, député de la Haute-Vienne… (1818)

Vous craignez, si on n'accorde pas le sursis, que tous les créanciers, attaquant en même temps tous les débiteurs, et poursuivant l'expropriation de tous les biens qui ont été rendus, il n'en résulte une dépréciation qui altère la valeur commerciale des propriétés foncières, et soit tout aussi ruineuse pour les débiteurs, que peu profitable aux créanciers.
Source : Gallica

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