Alfred Nouette-Delorme

Résumé

Alfred Nouette-Delorme Les finances égyptiennes en 1876… (1876)

Il
est pénible de voir des gouvernements, qui devraient être renseignés, se prêter à de telles mystifications ; le moindre des Effendis doit en perdre son sérieux professionnel.
On parle de réorganisation des finances, de bonne administration, d'économies; c'est toujours la même mise en scène, la même parade, le même boniment ; ces réorganisations, ces économies, voilà vingt fois qu'on les annonce.
On va créer une nouvelle Banque, on en vante les destinées réparatrices, alors que cette prétendue Banque n'est, en fait, qu'une immobilisation temporaire d'une fraction de la dette flottante.
Source : Gallica

Alfred Nouette-Delorme Les finances égyptiennes en 1876… (1876)

Le rôle des prêteurs est d'exiger des garanties, de s'assurer qu'elles sont la propriété du débiteur et d'apprécier la valeur des moyens coercitifs dont ils pourront disposer. , Le droit exige que le gage soit la propriété de celui qui le donne ; que le prêteur le détienne entre ses mains, et que l'acte soit authentique.
L'emprunteur, au contraire, a pour intérêt de ne pas fournir de garanties ou de n'en donner que de vaines.
Or, quelle est la situation des créanciers des divers gouvernements, et notamment de ceux du Khédive ?
Source : Gallica

Alfred Nouette-Delorme Les finances égyptiennes en 1876… (1876)

N'est-il pas odieux d'entendre presque tous les journaux faire appel à l'amour-propre national, affirmer que souscrire à l'emprunt ce sera faire acte d'opposition à la politique anglaise ! Qu'elle mauvaise foi ! Invoquer le patriotisme pour inciter le public à sa ruine, alors qu'au contraire, à défaut de l'intérêt, le patriotisme devrait l'engager à s'abstenir.
Source : Gallica

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