Résumé

George Odilon-Barrot La situation financière aux États-Unis

L’honnêteté et le bon sens publics en ont fait justice. Une autre mesure d’une loyauté douteuse, mais moins extrême que la précédente, fut mise en avant par des hommes politiques plus sérieux. Ils se proposaient de solder en monnaie fiduciaire le capital et les intérêts de la dette. La loi, disaient-ils, ayant accordé aux billets du trésor le caractère de monnaie légale pour tous les paiemens, excepté pour les droits de douane, ces billets, aux yeux du gouvernement comme aux yeux des porteurs de titres, ont la même valeur que l’or.
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George Odilon-Barrot La situation financière aux États-Unis

C’est en étalant ainsi sa situation financière au grand jour que le gouvernement des États-Unis put, sans que son crédit en fût sérieusement ébranlé, voir s’élever dans des proportions gigantesques le chiffre du papier-monnaie et de la dette.
Au 31 août 1865, cette dette, déduction faite de l’encaisse, était de 13,340,985,771 francs. C’est le point le plus élevé qu’elle ait atteint. Elle se décomposait en trois parties, — les billets ayant cours forcé, les obligations à long terme payables en or, intérêt et capital, enfin les obligations à court terme payables en papier.
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George Odilon-Barrot La situation financière aux États-Unis

D’après eux, il fallait au moins se hâter d’émettre une somme de billets égale à la valeur des récentes exportations de monnaie métallique. C’est un singulier raisonnement, il faut en convenir, que celui qui fait entrer dans l’actif d’un pays le papier-monnaie dont ce pays ne possède pas l’équivalent en or. La valeur du papier-monnaie a justement pour base le rapport qui existe entre la circulation fiduciaire et la circulation métallique.
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