Augustin-Marie-Étienne de Prunelé

Résumé

Augustin-Marie-Étienne de Prunelé Projet d'une opération de finance… (1816)

Je sens qu'après les bouleversemens de fortune occasionnés en France par le système et par les assignats, il existe dans la nation un très-fort préjugé contre tout papier ayant cours forcé de monnaie. Mais parce qu'un empyrique aurait tué un homme en lui donnant dix grains d'émétique, faudrait-il bannir de la médecine ce poison, qui, habilement administré , produit de si bons effets.
Nos finances peuvent être comparées à un malade dont les forces s'épuisent chaque jour. Il tombera en langueur, si on ne lui occasionne point une crise salutaire
Source : Gallica

Augustin-Marie-Étienne de Prunelé Projet d'une opération de finance… (1816)

Il en est une autre qui mérite une égale attention : c'est que la prospérité de l'Etat dépend en grande partie de l'accroissement continuel, peu sensible pourtant , du prix des choses. L'agriculture, le cornmerce , sont alors en pleine activité ; ils languissent si les prix tendent généralement à diminuer. Qu'est-ce qui peut faire tendre le prix des choses vers l'augmentation? c'est l'accroissement du numéraire, ou un redoublement d'activité dans la circulation.
Source : Gallica

Augustin-Marie-Étienne de Prunelé Projet d'une opération de finance… (1816)

Les hommes établis possédant bien les arts mécaniques, voyent avec peine leur état perdu par la foule d'ouvriers qui s'expédient à eux-mêmes leur brevet de maîtres ; et loin que cet ordre de choses soit avantageux aux consommateurs , il ne serait
pas difficile de faire voir combien ils en souffrent.
Je m'empresse de dire que le rétablissement des maîtrises, qui ne produirait qu'une ressource instantanée , n'empêcherait pas l'impôt annuel connu sous le nom de patentes (2)
Source : Gallica

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