Louis Fréchette,
La voix d’un exilé
“ Le mal comme le bien a parfois grandi l’homme ; Le crime a ses héros... mais l’avenir les nomme Judas, Erostrate ou Mandrin ! Tout un peuple vendu, là, sans pitié, sans honte, Pour quelques vils écus, pour un titre de comte, Pour quelque parchemin plus ridicule encor !... Et pour mettre le comble à ce scandale obscène, Un triste aveuglement donne à l’horrible scène Le sanctuaire pour décor. Puis, hourrah !... la ribote a ses franches coudées ; Et, comme chacun fuit les fanges débordées, À l’assaut du pouvoir elle monte en vainqueur. ”
