Résumé

M*** Considérations diverses sur la situation de la France (1831)

A juger les Français sur les apparences on serait véritablement disposé à penser qu'il y a dix fois plus d'aisance qu'avant la révolution : et en effet nos habits , le luxe intérieur de nos maisons, et tout en général, ne semble-t-il pas l'annoncer. Cependant que les apparences sont trompeuses ! ce luxe que nous étalons n'est plus qu'extérieur; ce n'est plus l'aisance qui le produit, et pour qu'il soit durable c'est elle seule qui peut l'alimenter.
C'est le souvenir de notre industrie passée qui aujourd'hui entraîne encore la nation française vers le luxe qu'elle affiche
Source : Gallica

M*** Considérations diverses sur la situation de la France (1831)

Dans un tel débordement il est une infinité d'hommes qui prennent le budget pour la patrie.
En vain, nous dira-t-on, que ce n'est plus la même France , qu'il y règne une aisance qu'elle n'avait jamais connue , qu'elle occupe le premier rang parmi les nations : nous disons, au contraire, qu'elle ressemble à une coquette surannée qui a conservé quelques restes de ses attraits , mais qui ne sont plus que factices , et auxquels l'illusion seule peut prêter quelques charmes ; en y regardant de près on aperçoit des rides : les rides de la France ce sont ses impôts !
Source : Gallica

M*** Considérations diverses sur la situation de la France (1831)

Nous admettons volontiers que les conditions ne peuvent être égales, que dans un état civilisé la fortune est échelonnée, que la distance entre le premier et le dernier échelon est toujours grande ; mais il y a loin de cette distinction des rangs, à la condition d'une classe privilégiée qui s'augmente chaque jour dans une proportion effrayante : nous voulons, parler des gens à places qui, à la faveur du budget, se groupent dans tous les échelons.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature