Résumé

Mirabeau à l'Assemblée constituante… (1848)

Mirabeau répond : « Eh ! depuis quand les bénédictions et les malédictions du peuble ne sont-elles plus le jugement des bons et des mauvais ministres ? Pourquoi une nation qui est représentée s'épuiserait-elle en vains murmures, en stériles imprécations, plutôt que de faire entendre le voeu de tous par ses organes assermentés ? Le peuple n'a-t-il pas placé le trône entre le ciel et lui, afin de réaliser, autant que le peuvent les hommes, la justice éternelle et anticiper sur ses décrets au moins pour le bonheur de ce monde?
» Mais vous voulez donc confondre les pouvoirs ?
Source : Gallica

Mirabeau à l'Assemblée constituante… (1848)

Mais le même jeune homme que la passion emporta si loin, trouva en lui-même assez d'énergie pour revenir sur ses pas. Pouvoir des circonstances ! L'imprudence et l'erreur sont souvent les premiers anneaux d'une chaîne qui conduit à l'immoralité. On cherche à plaire, on se trouve aimer, on devient séducteur. La fièvre de l'amour et le délire de la jeunesse viennent se traduire dans un acte réprouvé par la morale et puni par la loi.
Mirabeau expia cruellement ses faiblesses
Source : Gallica

Mirabeau à l'Assemblée constituante… (1848)

Mirabeau défend la prérogative du monarque ; l'assemblée lui refuse ce droit. Le puissant orateur voit fléchir sa popularité sous les efforts de Barnave : « Et moi aussi, on voulait, il y a peu de jours, me porter en triomphe, et maintenant l'on crie dans les rues : La grande trahison du comte de .Mirabeau... Je n'avais pas besoin de celte leçon pour savoir qu'il est peu de dislance du Capitole à la Rochs Tarpéïenne; mais l'homme qui combat pour la raison, pour la patrie, ne se tient pas si aisément pour vaincu.»
Source : Gallica

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