Résumé

Paul Féval Le Théâtre moral, causerie par M. Paul Féval à la séance d'ouverture de la Société pour l'amélioration du théâtre en France… (1874)

Et voilà précisément, exactement la définition même de votre oeuvre : Un théâtre où l'on soit sûr du lendemain. Ne cherchez pas d'autre programme. Que votre devise soit celle-ci : « Fermer la porte au mal aujourd'hui, demain, toujours. » Accomplissez-la résolûment, vaillamment, et, par cela seul, vous aurez produit le bien.
Le Bien est dans l'Art tout naturellement. L'Art c'est le Bien lui-même. Débarrassez-le seulement, au moins chez vous, dans votre théâtre, de la concurrence trop facile que le Mal lui fait partout ailleurs, et vous verrez comme il s'affermira!
Source : Gallica

Paul Féval Le Théâtre moral, causerie par M. Paul Féval à la séance d'ouverture de la Société pour l'amélioration du théâtre en France… (1874)

Vous qui êtes habituées à bien faire, ne serait-ce pas la plus charmante de toutes les bienfaisances que de créer enfin l'oasis intellectuelle, le théâtre Wallace, versant le plaisir toujours pur et au fronton duquel il fût permis d'écrire avec vérité : Ici l'esprit et le coeur peuvent se désaltérer sans danger.
L'Anglais a fait plus qu'il ne devait. C'est à votre tour. Vous êtes Paris, Mesdames, dans sa plus noble, dans sa plus délicate incarnation. Vous êtes l'attrait de Paris, son charme, son sourire : Paris est à vous, puisque vous êtes à lui.
Source : Gallica

Paul Féval Le Théâtre moral, causerie par M. Paul Féval à la séance d'ouverture de la Société pour l'amélioration du théâtre en France… (1874)

Tout ce monde-là vous appartient; faites de parti pris ce que d'autres ont fait par hasard, faites-le toujours, au lieu de le faire une fois, et faites-le mieux, ne vous gênez pas : personne ne songe à vous parquer dans un genre vulgaire, personne ne vous empêche d'aborder le grand, le puissant rire, la vraie comédie, ni ce drame élevé qui remue les plus belles passions du coeur humain. En opposant théâtre à théâtre, vous pouvez le plus, — seulement n'oubliez pas crue vous devez le moins, et que votre humble charte, avant même de promettre le bien, s'est engagée à prescrire le mal.
Source : Gallica

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