Pauline de Flaugergues,
Les épaves : mélanges
(1873)
“ Pour être entièrement féminine , la population intérieure du couvent n'en avait pas moins d'enthousiasme et de dévouement à la patrie malheureuse. On ne s'entretenait que des événements publics, on appelait de vœux ardents les armées de secours, le moindre succès relevait toutes les espérances. Mais un mur vivant et formidable séparait Paris du reste du monde. On ne savait rien, on lisait avec un profond découragement des journaux qui n'apprenaient rien. Ne pouvant rien de plus, on priait. On priait beaucoup et avec ferveur. ”
