Résumé

R. Nourrit Conseil d'État... Conclusions en réplique pour M. James Hamilton… (1866)

VIII. Attendu 2° qu'en admettant que l'Empereur ait pu, en l'état, statuer sur la demande de Madame la Duchesse d'Hàmilton telle qu'elle était formulée, il n'a pu le faire et il ne l'a fait, ainsi que le reconnaît M. le Garde des Sceaux, que sous la réserve des droits du tiers. Qu'aux termes de la loi et de la jurisprudence, c'est devant l'Empereur, en son Conseil d'État statuant au contentieux, que doivent être portés les recours formés par un tiers contre ceux de ses actes qui blessent leurs droits.
Source : Gallica

R. Nourrit Conseil d'État... Conclusions en réplique pour M. James Hamilton… (1866)

XIV. Qu'il suffit de se reporter aux différents décrets qui ont créé le Conseil du sceau du premier Empire, et qui ont successivement réglé sa compétence, pour voir que les attributions de ce conseil ne présentaient rien qui ressemblât à un pouvoir de juridiction contentieuse...Que le décret de 1808 a pris soin d'attribuer expressément là connaissance des affaires contentieuses qu'il a prévu devoir s'élever, non pas à l'Empereur en son Conseil du sceau, mais à l'Empereur en son Conseil d'État (art. 42 et 66)
Source : Gallica

R. Nourrit Conseil d'État... Conclusions en réplique pour M. James Hamilton… (1866)

XIX. Attendu que M. le Ministre se trompe non moins gravement, lorsqu'il prétend que la jurisprudence de la Cour de Cassation et des Cours impériales déciderait que c'est au Conseil du sceau, à l'exclusion des Tribunaux civils, qu'appartiendrait la connaissance de toutes les questions relatives à la propriété des titres de noblesse; qu'il suffit de lire les arrêts cités par M. le Garde des Sceaux pour voir qu'ils ne sauraient être interprétés dans ce sens.
Que notamment l'arrêt de la Chambre Civile, du Ier juin 1863, reconnaît. expressément la compétence des Tribunaux, à cet égard.
Source : Gallica

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