François-Marie Patorni, 1844. A la Chambre des Députés… (1844)
“ Si l'on vous proposait, Messieurs, de rétablir, à l'avenir, pour les crimes d'Etat, la peine de la confiscation des biens abolie par la Charte, la Chambre, je n'en doute point, entendrait celte proposition, avec effroi. Les confiscations, nous ne l'avons pas oublié, sont l'âme et le nerf des révolutions. Après avoir confisqué parce qu'on avait condamné, on condamne pour confisquer. La férocité se rassasie ; la cupidité jamais. Les confiscations sont si odieuses, Messieurs, que notre révolution en a rougi, elle qui qui n'a rougi de rien. ”
