François-Marie Patorni

Élements biographiques

François-Marie Patorni La Corse : documents historiques… (1842)

Les hommes qui respectent les lois ne s'exposent pas à se voir punir par elles de peines aussi terribles que celles que les lois prononcent contre les faux témoins : les hommes qui tiennent à l'honneur et à la gloire se gardent bien de mentir à la face de la divinité ; et il faut bien reconnaître ici, que les Corses appelés à déposer devant la justice disent toujours, ou presque toujours, la vérité, puisque sur cinq ou six cents condamnations prononcées dans cette île, on en compte à peine deux ou trois pour faux témoignage.
Source : Gallica

François-Marie Patorni L'Épée de Napoléon, mémoire à consulter… (1833)

Un frêle esquif devait une troisième fois sillonner les mers, la France devait saluer encore son aigle aux couleurs nationales. Quand les douleurs de la captivité eurent affaibli son corps, son âme n'abandonna pas sa douce et grande consolation. A son fils l'avenir, voilà sa pensée, son testament la révèle tout entière.
Le fils à qui il lègue ses armes, c'est le prince français ; il aura donc cessé d'être le captif de l'Autriche. L'épée qu'il envoie contre les triumvirs qui oppriment les peuples de l'Europe, c'est l'épée qu'il portait à Austerlitz!
Source : Gallica

François-Marie Patorni 1844. A la Chambre des Députés… (1844)

Si l'on vous proposait, Messieurs, de rétablir, à l'avenir, pour les crimes d'Etat, la peine de la confiscation des biens abolie par la Charte, la Chambre, je n'en doute point, entendrait celte proposition, avec effroi. Les confiscations, nous ne l'avons pas oublié, sont l'âme et le nerf des révolutions. Après avoir confisqué parce qu'on avait condamné, on condamne pour confisquer. La férocité se rassasie ; la cupidité jamais. Les confiscations sont si odieuses, Messieurs, que notre révolution en a rougi, elle qui qui n'a rougi de rien.
Source : Gallica

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