François-Marie Patorni

Résumé

François-Marie Patorni L'Épée de Napoléon, mémoire à consulter… (1833)

Un frêle esquif devait une troisième fois sillonner les mers, la France devait saluer encore son aigle aux couleurs nationales. Quand les douleurs de la captivité eurent affaibli son corps, son âme n'abandonna pas sa douce et grande consolation. A son fils l'avenir, voilà sa pensée, son testament la révèle tout entière.
Le fils à qui il lègue ses armes, c'est le prince français ; il aura donc cessé d'être le captif de l'Autriche. L'épée qu'il envoie contre les triumvirs qui oppriment les peuples de l'Europe, c'est l'épée qu'il portait à Austerlitz!
Source : Gallica

François-Marie Patorni L'Épée de Napoléon, mémoire à consulter… (1833)

Mais, à la mort de certains hommes, se trouvent des objets précieux non point par leur valeur matérielle, mais par le souvenir glorieux qui s'y rattache, et que, sous l'empire de toutes les lois, on a considérés comme ne faisant point partie de la succession ; ce sont les portraits de la famille, ce sont les armes que l'homme de guerre a portées. Ces objets ont toujours été exclus du partage et remis, comme en dépôt, à celui des héritiers du nom, qui est l'ancien et le chef de la famille.
Source : Gallica

François-Marie Patorni L'Épée de Napoléon, mémoire à consulter… (1833)

La France pourrait-elle, cependant, s'emparer de ces armes ? Ce ne serait qu'en s'attribuant un droit que le testament de Napoléon ne lui donne point, et en dépouillant celui qui en est devenu légitime propriétaire ; — on parle de droit politique : il n'a jamais donné droit sur les propriétés d'autrui ; — de la volonté de Napoléon : il n'a légué que sa gloire à la France, et il a laissé ses armes à son fils, qu'il savait être hors de notre territoire ; — il n'a établi aucune substitution de la France à son fils
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature