Edouard Moriac

Résumé

Edouard Moriac Le centenaire de Napoléon Ier (1869)

« On sait ce qui se passa quand la nation vit le jeune porte-glaive du Directoire recomposer pour soi le grand empire de Charlemagne. Elle refusa d'abord de prendre la chose au sérieux : on rit, on fit des chansons sur le petit caporal improvisé souverain. Il laissa rire et chansonner, multiplia les fêtes, se donna une cour, dit : Mon peuple, fut applaudi à l'Opéra; au bout d'un mois toute la France s'agenouilla, toute l'Europe se tut et la quatrième dynastie fut fondée. »
Ah ! la France lui fut facile à Napoléon : elle était si lassée !
Source : Gallica

Edouard Moriac Le centenaire de Napoléon Ier (1869)

Le centenaire doit être la consécration suprême de la vie sociale.
Dans cette canonisation civile, qu'ils s'attendent, ceux qui veulent exhausser son piédestal, à voir mettre en accusation le général Bonaparte, tout comme dernièrement on a mis le 2 décembre au ban de l'opinion. Il faudra bien alors entendre le réquisitoire de l'avocat de la liberté.
Et c'est un avocat majestueux et sévère, sublime et terrible, dont il connut la voix alors qu'il vivait. Elle était si éloquente, qu'il fallut à Napoléon le fracas des combats et les enivrements du triomphe pour en débarrasser ses oreilles.
Source : Gallica

Edouard Moriac Le centenaire de Napoléon Ier (1869)

Les peuples qui nous environnent sont souvent très étonnés que nous n'ayons pas un culte profond pour Napoléon. Il n'y a jamais — sans décence — de grand homme pour son domestique, de même il n'y aura jamais— sans justice
— de grand prince pour un peuple !
Qui voudrait de nos jours voir revenir les plus beaux jours de gloire du premier empire, même au lendemain d'Austerlitz?
Source : Gallica

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