François-Marie Patorni

Résumé

François-Marie Patorni La Corse : documents historiques… (1842)

Les hommes qui respectent les lois ne s'exposent pas à se voir punir par elles de peines aussi terribles que celles que les lois prononcent contre les faux témoins : les hommes qui tiennent à l'honneur et à la gloire se gardent bien de mentir à la face de la divinité ; et il faut bien reconnaître ici, que les Corses appelés à déposer devant la justice disent toujours, ou presque toujours, la vérité, puisque sur cinq ou six cents condamnations prononcées dans cette île, on en compte à peine deux ou trois pour faux témoignage.
Source : Gallica

François-Marie Patorni La Corse : documents historiques… (1842)

Enfin, j'ai répondu suffisamment, ce me semble, à ceux qui prétendent que le jury serait nuisibles à la Corse, parce que les jurés de 1793 et 1797 prononcèrent peu de condamnations : c'est, en effet, comme si l'on disait que le jury est utile à la France, parce que les jurés révolutionnaires de ces temps désastreux envoyaient tous les jours des centaines d'innocents à l'échafaud. Confondre les temps, les lieux, les circonstances, c'est faire preuve d'ineptie ou de mauvaise foi.
Source : Gallica

François-Marie Patorni La Corse : documents historiques… (1842)

Pourrait-on aujourd'hui, sous un prétexte quelconque, établir sur le continent des cours spéciales sans jurés, auxquelles on donnerait le nom de Cours de justice criminelle ? Nul n'osera répondre affirmativement.
La lecture de l'ordonnance de 1814 fait naître les réflexions les plus sérieuses; elle dit : Depuis la Charte, la cour extraordinaire de Corse ne doit pas conserver cette dénomination. — De bonne foi, est-ce le nom ou la chose qui est incompatible avec la Charte ? Pourquoi les Cours d'assises du continent sont-elles ordinaires ? Parce qu'elles se ressemblent toutes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature