Théodore Baudouin d'Aubigny

Résumé

Théodore Baudouin d'Aubigny Les adieux au pouvoir : comédie en un acte (1838)

LISA. Écoute donc ! Tu sais que la Suisse est une république; ça fait qu'il y a cinq rois ou directeurs qui gouvernent tout.
PROSPER. Oui, cinq, tout le monde crie après eux, je sais ça. Eh bien ?
USA. Eh bien ! tu sais, qu'il y en a un de remplacé tous les ans.
PROSPER. Oui, oui ! Oh ! j'entends, ils vont tirer au sort avec mes olives!
USA. Justement, et celui qui tirera l'olive doublée d'ébène ne sera plus roi.
PROSPER. Bon, c'est-à-dire ne sera plus directeur.
LISA. Et celui là redevenu simple bourgeois ira à pied comme une personne naturelle, au lieu d'avoir une bonne voiture
Source : Gallica

Théodore Baudouin d'Aubigny Les adieux au pouvoir : comédie en un acte (1838)

RAMBLUM. Un homme qui préfère une folle amourette au bien public.
BASTORFF, à part. Ils parlent bas ensemble, ils médisent de moi; je leur défie bien d'en dire autant de mal qu'ils en pensent l'un de l'autre !
LIESTAD. Chers amis, je fais une réflexion puisée dans la situation singulièrement inquiétante dans laquelle nous sommes placés par la loi ; or, si le sort voulait favoriser la patrie, c'est Thounberck qui sortirait !
Source : Gallica

Théodore Baudouin d'Aubigny Les adieux au pouvoir : comédie en un acte (1838)

LIESTAD. Plaçons-nous, messieurs.
(Il monte solennellement sur Cestradc, à la gauche Ramblum et Thounberck , à la droite Relhermann et Bastorff.) RELHERMANN se lève et dit : Ouvrez les portes!. (Les portes du côté droit s'ouvrent, les tambours battent au champ, l'assemblée applaudit. ) BASTORFF, riant. Nous avons beaucoup de succès !
RELHERMANN, bas aussi. Bonnes gens qui applaudissent ceux qui montent, ceux qui descendent, sans savoir pourquoi.
LIESTAD. Paix donc, messieurs, ne compromettez pas la dignité de la séance, en deux mots et sans phrases, jouons la comédie décemment.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature