Résumé

Tribunal correctionnel de Paris…

Par suite d'une saisie opérée dans ses magasins, M. Jeanne avait été cité devant le tribunal, et cette poursuite, dès son origine, avait vivement préoccupé l'intérêt public. L'événement qui avait donné lieu à cette publication, l'illustration méritée à tant de titres des cinq députés, avaient donné à l'oeuvre de l'habile statuaire, M. Emile Thomas, dont M. Jeanne, appréciateur éclairé des arts, s'était fait l'éditeur, une véritable célébrité. On s'effrayait donc à la pensée qu'une condamnation menaçait M. Jeanne, et entraînerait peut-être la confiscation de sa piquante collection.
Source : Gallica

Tribunal correctionnel de Paris…

Pourquoi n'a-t-on pas agi de même pour les cinq bustes saisis ?
Toujours préoccupé de la pensée que le dépôt devait avoir lieu seulement quand le bronze aurait rendu son oeuvre plus digne d'être admise au nombre des objets d'art du ministère de l'intérieur, il n'a jamais songé à y porter un plâtre qu'il jugeait tout au plus susceptible de satisfaire d'abord la curiosité des impatiens ou des enthousiastes.
M. Jeanne a donc agi avec une grande bonne foi que venaient grandement encourager le silence, l'absence et par conséquent la protection de l'autorité
Source : Gallica

Tribunal correctionnel de Paris…

Toutefois, la discussion peut encore à bon droit s'établir sur les intentions dé l'éditeur, sur les circonstances spéciales dans lesquelles il a publié son oeuvre et sur les réels motifs pour lesquels il n'avait pas encore fait le dépôt quand on est venu pratiquer une saisie chez lui.
Je vais, en remontant à l'origine des faits, en leur restituant leur véritable caractère, vous prouver qu'en éditant ce travail purement, exclusivement d'art, M. Jeanne a subi l'impérieuse loi de ce que de nos jours on est convenu d'appeler l'actualité.
Messieurs, l'actualité est devenue le despote du monde.
Source : Gallica

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