Résumé

Wilfred Monod Madame Jules Siegfried. 18 février 1848-28 mai 1922… (1922)

Insisterai-je, en terminant, sur la sécurité et la sérénité que confèrent à une vie humaine l'inspiration chrétienne à laquelle s'est confiée Madame Siegfried ? Ne suffit-il pas que je vous renvoie à l'impression de calme que nous ressentons tous ici, au milieu même de notre douleur, et si aigus que soient nos regrets ? Nous montons avec elle, au-dessus des larmes et au-dessus de la mort. Vivre pour les autres, c'est, pour un être affaibli, qui a perdu momentanément l'équilibre de sa pensée, le seul moyen assuré de retrouver la force et la tranquillité.
Source : Gallica

Wilfred Monod Madame Jules Siegfried. 18 février 1848-28 mai 1922… (1922)

Chacune de ses journées commençait par une invocation au Verbe qu'elle nommait, avec le disciple préféré de Jésus : « le Pain vivant » et la « Lumière du Monde ».
A une pareille hauteur, elle s'établissait au cœur même du christianisme en son essence, et là elle communiait sans hésitation ni arrière-pensée avec les âmes les plus diverses. En chaque être humain, diplomate ou femme de journée, elle cherchait l'étincelle ; et dès que celle-ci avait jailli, la vestale du feu sacré saluait le Dieu, « Père des esprits ».
Source : Gallica

Wilfred Monod Madame Jules Siegfried. 18 février 1848-28 mai 1922… (1922)

Une foi, quand elle veut s'exprimer en formules, doit être pensée par les esprits qui la vivent, et le langage intellectuel dont ils se servent à cette fin est composé d'éléments qu'ils empruntent à la philosophie ou à la science de leur temps. Madame Siegfried comprit que le Christianisme n'est pas une doctrine, mais une inspiration. Elle sut arriver à la distinction essentielle entre le fond vivant de l'Evangile qui est la reproduction en chaque chrétien de la vie intérieure du Christ, et la forme transitoire, passagère, que ce message éternel doit revêtir pour chaque génération.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature