Émile Lefèvre

Résumé

Émile Lefèvre,  La Révision de la constitution (1884)

“ Que vont faire MM. les députés de l'extrême gauche? Très vraisemblablement ce que l'un d'eux, M. Ed. Lockroy, disait à ses électeurs, lorsqu'il leur a rendu compte de son mandat dans la salle de concert de la rue de Lyon : Protester!
La belle affaire ! Il y a quatorze ans que vous ne cessez de protester sans aucun résultat !
Oh! J'entends d'avance votre réponse :
Nos adversaires, direz-vous, ont pour eux la force ! contre laquelle il n'y a pas de résistance!
Vous me faites bondir !
Ah! si Jules Favre, lorsque Bismarck avait l'impudence de lui dire: " La force prime le droit. "
”
Source : Gallica

Émile Lefèvre,  La Révision de la constitution (1884)

“ Je me résume, si les députés veulent poursuivre à nouveau la révision de la constitution par la ligue, il faut qu'ils commencent par s'entourer d'hommes intelligents, autres que les tres chers et très vénérés présidents, vice-présidents, secrétaires, trésoriers, et membres de la commission executive actuellement à la tête de la ligue, car jamais au grand jamais, une société, un groupe d'hommes quelconque, ne périclitent par la faute du dernier de ses membres, mais bien par celle de ceux qui sont à sa tête. ”
Source : Gallica

Émile Lefèvre,  La Révision de la constitution (1884)

“ Sans le Sénat, M. Barodet ne serait très probablement pas député. Car, au moment d'une élection législative dans je ne sais plus quel département, le nombre des électeurs s'étant accru, il avait été quesion d'en nommer deux au lieu d'un. A cette occasion M. Barodet avait annoncé qu'il donnerait sa démission afin que le IVe arrondissement de Paris eût deux représentants au lieu d'un; il avait même convoqué dans une réunion, tous les députés de Paris pour qu'ils suivissent son exemple. Le Sénat ayant rejeté la proposition, M. Barodet ne donna pas sa démission. ”
Source : Gallica

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