Résumé

E. Pascal Le Peuple et l'article 8. Discours prononcé par M. E. Pascal… (1883)

Ne comprenez-vous pas que la souveraineté nationale ne sera plus qu'un vain mot quand vous en aurez ainsi fermé toutes les issues, et, quand vous l'aurez livrée à trois cents sénateurs qui n'ont rien de commun avec le suffrage universel et à qui vous donnez le pouvoir de faire échec à la volonté du pays et de se substituer à lui !
Ce peuple émancipé depuis bientôt un siècle, ce peuple qui, pour s'assurer la libre disposition de lui-même, n'a reculé devant aucun sacrifice, devant aucune violence et quelquefois, hélas !
Source : Gallica

E. Pascal Le Peuple et l'article 8. Discours prononcé par M. E. Pascal… (1883)

C'est le principe essentiel de toutes les sociétés libres, c'est l'axiome triomphant de toutes les écoles démocratiques, c'est le principe dans lequel se condense toute la doctrine de la Révolution française, ce principe qu'il suffit d'énoncer pour dissiper les brouillards de l'opportunisme : c'est qu'au peuple seul appartient le droit de constituer, et que celui-là seul peut exercer le pouvoir constituant à qui le peuple en a donné le mandat.
Source : Gallica

E. Pascal Le Peuple et l'article 8. Discours prononcé par M. E. Pascal… (1883)

Messieurs, nous n'avons pas en ce moment à discutera Constitution. Il ne s'agit encore que d'une question de procédure, et c'est justement dans cette procédure qu'il faut relever et dénoncer l'attentat le plus audacieux qui ait jamais été dirigé contre la souveraineté de la nation. Car, vous le savez, ce n'est pas devant le suffrage universel que les ministériels se disposent à porter la réforme constitutionnelle, c'est devant le Congrès. — Assurément ils ont le droit pour eux.
Source : Gallica

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