Résumé

Léon Donnat Les deux Chambres et la revision (1881)

La nation n'est libre que si les députés ont un frein. Le Sénat est le frein des députés, comme la Chambre est le frein des sénateurs. Un Parlement unique est le plus court chemin vers la dictature. En effet, les députés sont irresponsables matériellement, et même moralement, car ils peuvent toujours réclamer dans une question compromettante le scrutin secret et rejeter sur leurs collègues les conséquences du vote.
Source : Gallica

Léon Donnat Les deux Chambres et la revision (1881)

L'argument de Siéyès, qui depuis cent ans défraye la polémique des radicaux français adversaires des deux Chambres, repose sur une notion absolument inexacte de la nature du gouvernement et de sa fonction dans les nations démocratiques. Où s'imagine que le bonheur du Peuple ne peut venir que du gouvernement. Les uns le veulent électif: ce sont les républicains. Les autres le veulent insurrectionnel : ce sont les collectivistes. D'autres enfin, qui sont moins de leur temps, s'attardent à le vouloir héréditaire, ce sont les monarchistes de tout poil, légitimistes, orléanistes ou bonapartistes.
Source : Gallica

Léon Donnat Les deux Chambres et la revision (1881)

Il est dans la nature humaine qu tout individu investi d'un pouvoir politique cherche à en abuser aux dépens du Peuple. Par suite, aucune autorité sans responsabilité ou sans frein ne doit être conférée à un homme ou à un groupe d'hommes. Le pouvoir doit être distribué par petites portions entre un grand nombre de fonctionnaires électifs, dont chacun contient les autres et balance leur influence.
Source : Gallica

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