Résumé

Politique du peuple aux élections prochaines par Paul de Jouvencel (1881)

Comme instrument de son pouvoir, elle adopta le cens ; pour être électeur, il fallait payer plusieurs centaines de francs d'impôts, c'est-à-dire que, pour peser si peu que ce fût dans ce gouvernement, il fallait être sinon riche au moins dans l'aisance. Ni le talent ni la science, aucune dignité, pas même le génie ne donnait droit de voter si l'on ne payait deux cents francs d'impôts.
Lorsqu'on y songe aujourd'hui, cela semble une folie ; c'est au moins la preuve que, de tous les mérites qui lui avaient donné la victoire, la bourgeoisie semblait n'avoir cure que d'un seul : la richesse..
Source : Gallica

Politique du peuple aux élections prochaines par Paul de Jouvencel (1881)

Quant aux affiches, une coutume ridicule tend à s'établir : chaque candidat se croit obligé de faire le plus d'affiches possible ; certains électeurs sont même portés à favoriser celui qui a fait le plus d'affiches. Pourtant, une affiche sur un mur contient les mêmes raisons que dix affiches pareilles. C'est la valeur des raisons, c'est la valeur du candidat qu'il faut compter, et non pas le nombre des affiches.
Sans aucun doute, avec une telle organisation la démocratie obtiendrait l'expression sincère et loyale de sa propre pensée
Source : Gallica

Politique du peuple aux élections prochaines par Paul de Jouvencel (1881)

Presque partout, un comité se forme en vue des personnes ; pourvu que les membres du comité soient républicains, on croit tout sauvé, et c'est une grande erreur. Car sous cette dénomination on range également les démocrates sincères et beaucoup d'hommes très-hostiles à la démocratie.
Dans le système que nous proposons, les membres des comités ne sont pas réunis simplement parce qu'ils sont républicains, — cela ne suffit pas, — ils sont réunis parce qu'étant républicains, ils sont d'accord sur une idée fondamentale et démocratique.
Source : Gallica

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