Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī

Élements biographiques

Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī Le Livre de volupté

Là encore, l’amante se couche sur le dos et met ses jambes comme tout à l’heure, mais sur le lit. L’homme s’étend sur elle, la verge dans son devant ou ailleurs, car dans l’Inde on a soif de l’un et l’autre plaisir. Si le membre viril est en érection, qu’il en profite aussitôt, fasse preuve de vigueur et de force, et en tire le fruit désiré. Quant à la pauvre femme, il ne lui faut pas supporter ce violent assaut avec indifférence ; bien que navrée de douleur, elle doit feindre l’amour et se comporter comme si le feu d’une brûlante passion la dévorait.
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Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī Le Livre de volupté

Première. — La belle se tient debout, appuyée contre le mur, comme si elle priait ; il tire son poignard et l’appuie sur elle. — Qu’allez-vous faire, mon chéri, dit-elle, où vous placez-vous donc ? Pendant qu’ils échangent ainsi de douces paroles, il s’excite graduellement ; alors elle soulève une de ses jambes et se fend ; l’amant se place à l’endroit voulu et s’y frotte ; petit à petit il force la porte et pénètre. Émus d’indicibles plaisirs et la respiration haute ils s’agitent ; enfin l’éjaculation se produit.
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Aḥmad ibn Yūsuf al-Tīfāšī Le Livre de volupté

Une fois couchés, mon mari m’embrasse de la façon la plus tendre ; pour mieux me caresser, il se place sur moi et commence à me frotter, comme aurait fait une femme. Notre muletier, qui ne dormait pas, ne se douta cependant de rien.
Peu après, mon mari s’endort, mais il avait tellement surexcité mes appétits sensuels que je ne pouvais goûter le sommeil. Toute éveillée, je regardais de côté et d’autre. Bientôt je vis le muletier se lever, s’approcher d’une ânesse, tirer son dard, en frotter la tête de salive, s’étendre sur le dos de l’animal et pénétrer dans son réduit secret.
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