François Albert Viallet, Nos chaines, expérience d'une captivité (1946)
“ De prime abord, leur destin personnel les accable. Mais plus durera leur vie à l'ombre, plus fallacieuse se montrera la fée morgane de leur espoir, plus montera l'amertume dans leur âme. Peu à peu, ils devinent que leur destinée personnelle est peu de chose et que la douleur transperçant le monde jusqu'à ses dernières fibres n'est pas seulement une somme de malheurs individuels. Ils voient que la Vie, dans sa substance même, est violée, que chacun d'entre eux n'est qu'un atome d'un cosmos malade, que l'humanité est un corps douloureusement distendu, un cœur palpitant qui perd son sang. ”
