François Albert Viallet

Élements biographiques

François Albert Viallet Nos chaines, expérience d'une captivité (1946)

De prime abord, leur destin personnel les accable. Mais plus durera leur vie à l'ombre, plus fallacieuse se montrera la fée morgane de leur espoir, plus montera l'amertume dans leur âme. Peu à peu, ils devinent que leur destinée personnelle est peu de chose et que la douleur transperçant le monde jusqu'à ses dernières fibres n'est pas seulement une somme de malheurs individuels. Ils voient que la Vie, dans sa substance même, est violée, que chacun d'entre
eux n'est qu'un atome d'un cosmos malade, que l'humanité est un corps douloureusement distendu, un cœur palpitant qui perd son sang.
Source : Gallica

François Albert Viallet Nos chaines, expérience d'une captivité (1946)

La connaissance que tu as de moi ne provient ni du cerveau ni d'un élan des affinités du cœur. Ton amour est une connaissance qui existait dès les origines, une force qui est toujours là et qui ne peut s'accroître ni diminuer. Ce que tu sais de moi, Maman, tu l'as appris avec les premiers battements de mon cœur dans ton sein. Tu es la source sacrée où j'ai puisé mon existence et où je la puise encore.
J'ai vécu, dispersé et inconscient, dans le chaos pendant des millions d'années, dans les cellules de la vie primitive, dans la série interminable des ancêtres.
Source : Gallica

François Albert Viallet Nos chaines, expérience d'une captivité (1946)

Et de toute ton âme tu aimeras le bon, autant que tu haïras l'injuste, l'homme qui abuse de sa force pour faire du mal aux faibles. Partout où tu le verras, mon petit Alexandre, tu n'hésiteras point à le combattre pour empêcher le mal. Alors, il faudra employer toutes tes forces pour abattre la méchanceté. Ne crains rien, il est nécessaire de mépriser sa propre vie quand il s'agit de défendre le bon contre le mauvais.
Car, tu sais, la vie ne compte pas, il vaut
mieux mourir que de vivre dans l'injustice et sans liberté !
Source : Gallica

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