George Cable

Élements biographiques

George Cable Revue des Deux Mondes

Ce n’était pas de la petite case, ni du marais, car il était sec comme poudre. L’affreuse odeur ne flottait point dans l’air, elle semblait sortir de terre.
Se levant, il remarqua pour la première fois devant lui un étroit sentier conduisant vers la maison. Une figure approchait... blanche comme un spectre. Avec la rapidité de la pensée, et non moins silencieusement il s’étendit à plat contre la cabane. La stratégie était téméraire et pourtant, impossible de le nier, White avait peur : — Ce n’est pas un spectre, se disait-il, je sais que ce ne peut être un spectre.
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George Cable Revue des Deux Mondes

Les champs se transformaient en routes, les routes devenaient des rues ; partout les niveleurs et les arpenteurs se frayaient un chemin à travers les saussaies et les haies de roses; des Irlandais, le front en sueur, retournaient l’argile bleuâtre avec leurs pelles à longs manches.
— Très bien! disaient les bons créoles, irrités qu’on ne leur demandât ni leur avis, ni leur aide; mais nous les attendons au marais de Jean Roquelin.
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George Cable Revue des Deux Mondes

Elle semblait se tenir à l’écart de la civilisation, le vaste espace qui avait été autrefois couvert de champs d’indigo étant rendu à l’état sauvage et redevenu l’un des marais les plus pestilentiels qui existassent à cinquante milles de distance. La maison, de cyprès massif, dressée sur des piliers, avait l’air triste et rébarbatif; sa construction solide rappelait un temps plus ancien encore, où chacun avait à veiller à sa propre sûreté, l’insurrection des noirs pouvant passer pour un péril quotidien.
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