Gilles,  Encore une assemblée des journaux… (1824)

“ ENCORE UNE ASSEMBLEE
DES JOURNAUX,
POUR JUGER LES PROCÈS DE L'ARISTARQUE FRANÇAIS ET DE LA FRANCE CHRÉTIENNE.
La plupart des journaux arrivent lentement dans la salle ; ils ont l'air malade et souffrant. La Gazette a la jaunisse, le Drapeau-Blanc s'appuie sur sa lance à moitié brisée : sa bannière déchirée, changée en compresse retient un vaste cataplasme qu'il a sur les yeux. Le journal des Débats n'a plus à la place de la tête et des jambes, que des moignons ; ses jambes et sa tête étant passées dans son ventre qui, au reste, est énorme.
”
Source : Gallica

Gilles,  Encore une assemblée des journaux… (1824)

“ Et si naguères ou a vu l'Etoile et l' Oriflamme se quereller pour le romantique et le classique , ne pouvait-on pas regarder ces aimables étourdéries comme ces jeux d'enfans, dont personne ne s'inquiète, parce qu'ils ne peuvent blesser personne , pas même les combattans. Le Moniteur a-t-il seulement reçu une égratignure? et les Débats, qu'on pourrait, peut-être, si l'on était méchant , appeler l'épigramme vivante de lui-même , ne jouit-il pas avec gloire d'une fortune si honorablement acquise ? ”
Source : Gallica

Gilles,  Assemblée extraordinaire des journaux… (1824)

“ La vente apparente des Tablettes fut de 80,000 fr. Le prix réel de 260,000, payé par un acquéreur anonyme extrêmement connu.
Au reste, les abonnés de l'Oriflamme, comme ceux des Tablettes, seplaignent beaucoup du mode de liquidation , adopté pour le remboursement des abonnés (qu'on ne rembourse pas toujours) . Il n'y a qu'à voir à cet égard la lettre du sr Dentu, vendeur de l'Oriflamme, insérée au Constitutionnel du 10 avril, dont la Quotidienne avait refusé l'insertion, et que le Constitutionnel a publiée : ce qui prouve que la Quotidienne est bien moins ministérielle que le Constitutionnel.
”
Source : Gallica

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