Jacques Molroguier Lettre à mes frères et soeurs sur les derniers moments de notre frère… (1838)

Oui, mon François, que le jour de ta délivrance soit venu, ce qui est incertain et entre les mains de Dieu, ou que tu sois condamné à souffrir encore sur cette terre de larmes et d'expiation-, il suffit que l'image de la mort te soit apparue, pour que ta pensée doive se tourner sérieusement vers l'éternité. Le service que j'attendrais de ton amitié en pareille circonstance, je dois te le rendre, moi ton frère, ton meilleur ami. Je ne sais ce que Dieu décidera de ta vie, mais ta position est grave.
Source : Gallica

Jacques Molroguier Lettre à mes frères et soeurs sur les derniers moments de notre frère… (1838)

Il m'avait ouvert sans réserve la vie intérieure de son âme, cette vie que ne peuvent comprendre que ceux qui la vivent, vie toute cachée, mais qui a aussi son soleil et ses nuages, ses joies et ses misères. C'est, comme à un confesseur que je te parle, me .disait-il. Et là, sans plus jeter un regard à ce monde qu'il allait quitter, nous avions conversé de l'éternité pendant plusieurs heures, des saintes et consolantes doctrines du christianisme, de l'immortalité de l'âme, et des espérances de la vie future.
Source : Gallica

Jacques Molroguier Lettre à mes frères et soeurs sur les derniers moments de notre frère… (1838)

La mort doit nous apparaître douce et riante, comme le rivage aux navigateurs battus de la tempête. C'est le repos après la perturbation; c'est la joie après la douleur; c'est l'aurore après la nuit; c'est lé trophée où sont appendus les prix de la victoire.
Souviens-toi, à ce moment, que tout ce qu'il y a eu d'hommes éclairés et vertueux, qui ont passé sur la terre, l'ont acceptée avec amour, et salué sa bienvenue comme une heureuse transition à de meilleures destinées. Sans doute la mort a cela de pénible qu'elle nous sépare de nos amis et de nos proches
Source : Gallica

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