Louis-Napoléon Auzou Oraison funèbre de l'empereur Napoléon… (1834)

Et encore s'il pouvait, derrière là porte de Longwood, trouver un peu de liberté! mais un homme est là, attentif; un homme qui résume la vengeance impie, toujours là avec sa figure de réprobation ; un homme que sa nation désavoue, de même que l'humanité l'a renié ; un homme qui s'est soumis volontairement à une honte où il voyait tout son honneur; qui, enfin, le doigt posé sur le cancer de Napoléon, en suit avec joie les progrès ; en accélère avec ardeur l'issue prochaine. Ainsi, un enfant sans coeur jette dès pierres au lion dans sa cage.
Source : Gallica

Louis-Napoléon Auzou Discours en réfutation des mandements de plusieurs évêques de France… (1832)

N'insultez pas à la mort; n'insultez pas à la douleur ; n'outragez pas notre Dieu de miséricorde et de pardon : seul il peut calmer nos souffrances dont son coeur paternel est également déchiré ; seul il est notre espérance au-delà du tombeau pour les amis que le fléau nous a ravis ; il peut seul venir au secours de ceux de ses enfans qui vivent encore et arrêter le torrent dévastateur que leur imprudence a peut-être fait naître, et que dans vos manifestes furibonds vous ne craignez pas d'attribuer à ce maître suprême dont le joug est léger.
Source : Gallica

Louis-Napoléon Auzou Oraison funèbre de l'empereur Napoléon… (1834)

Pourquoi le sang, la gloire, le désastre, l'énergie, la dignité, la misère, la ruine, la menace, la puissance? Toutes ces vertus, tous ces fléaux qui, d'accord ensemble, s'étendaient ensemble sur le sein déchiré, mais rajeuni de la France; pourquoi? Pour qu'un homme ignoré prît le commandement de quelques troupes, puis mît son nom sous l'ombre de plusieurs victoires; qu'alors tous les citoyens de cette patrie, unis au sujet du héros le plus complet de leur révolution, le laissassent se poser une couronne sur la tête.....
Source : Gallica

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