Résumé

A. Gény Notice biographique. M. J.-M.-D. Bertrand… (1885)

Entre temps, qu'on se garde de le croire, M. Bertrand ne perdait rien de sa gravité innée. S'il eut volontiers flagellé les travers de l'humaine folie, c'eût été en vertu de l'adage attestant l'amour chez celui qui corrige. Il n'aurait pas repris pour le seul plaisir d'être malin ! Et, malgré sa prodigieuse facilité à mettre en relief tout ce qu'il touchait, il ne perdait aucun mérite. Il avait soin, au reste, de se former aux meilleures écoles, et savait trouver des leçons pour lui-même partout.
Source : Gallica

A. Gény Notice biographique. M. J.-M.-D. Bertrand… (1885)

Ses survivants sont plus susceptibles : s'ils acceptent de ne point parcourir de longs développements, ils exigent au moins le thème essentiel.
Intrépide comme l'audace personnifiée, lorsqu'il le croyait bon, M. Bertrand était l'abandon et la candeur même dans son intérieur.
A Dieu ne déplaise que nous ne revenions sur tout ce que son cœur, exceptionnellement tendre, lui dictait à l'adresse de l'amitié ; silence aussi sur ces rimes improvisées dans les accidents les plus divers, de môme qu'aux fêtes de l'affection !
Source : Gallica

A. Gény Notice biographique. M. J.-M.-D. Bertrand… (1885)

Jules devait avoir à peine le temps
de se préparer à jouer parfaitement du luth des élus dans l'ineffable sérénité de l'immortelle vie !
Bientôt, en effet, les symptômes précurseurs d'un dénouement fatal s'aggravèrent. M. Bertrand laissa deviner qu'il le sentait, à l'occasion de la maladie et de la mort du jeune Edmond Méry.
Par les premières dispositions d'enfance, son travail soutenu, le bon rang dans sa classe et sa piété croissante, cet élève de troisième du petit Séminaire d'Auxerre, promettait de faire un édifiant lévite, et sûrement un digne prêtre.
Source : Gallica

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