Résumé

Abbé Jolif Du Coulombier Oraison funèbre de monseigneur illustrissime et révérendissime Jean-Baptiste Du Chilleau… (1824)

La Religion proscrite , vous ordonne, généreux Pontife, de fuir des lieux où l'impiété a déjà érigé son trône sanglant sur les ruines augustes du culte divin qu'elle prétend remplacer. Allez sur la terre fe l'exil ; là vous attendent de nouveaux travaux ; là un clergé qui vous est cher aura besoin plus que jamais de votre zèle et de vos bienfaits. Allez, ô Pontife: chéri! cessez de lutter inutilement contre l'orage; dérobez une tête si chère aux coups qui sont près de frapper; d'autres soins vous sont réservés ; un jour une autre Eglise réclamera, vos lumières et votre expérience.
Source : Gallica

Abbé Jolif Du Coulombier Oraison funèbre de monseigneur illustrissime et révérendissime Jean-Baptiste Du Chilleau… (1824)

Ne craignez pas en effet que, pasteur timide, il prenne honteusement la fuite à la vue des loups féroces prêts à se jeter sur son troupeau ; ne craignez pas qu'il vous abandonne livrés à la fureur qui vous menace, et qui n'attend plus qu'un signal pour vous immoler sans pitié. Déjà je la vois s'exercer sur la plus grande partie des prêtres fidèles : un écrit plein d'énergie a circulé dans lequel les ennemis de la foi auraient dû facilement reconnaître la plume vigoureuse de ce Pontife, qui tremble d'avoir bientôt à déplorer la défection de ses ouailles.
Source : Gallica

Abbé Jolif Du Coulombier Oraison funèbre de monseigneur illustrissime et révérendissime Jean-Baptiste Du Chilleau… (1824)

Et lui ne craint pas d'affronter encore les mêmes périls , et d'exposer sa tête à la fureur d'une multitude mieux préparée cette fois il ne pas manquer l'exécution de son barbare projet. Le cœur saigne de douleur , un profond sentiment d'indignation vient nous saisir , quand nous apprenons qu'une main toute remplie des aumônes du Saint Pontife était lancée pour atteindre son bienfaiteur , et qu'il ne dut la vie qu'à la générosité d'un seul homme, assez heureux pour avoir épargné à un misérable la consommation d'un grand crime.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature