Résumé

Portrait de Alain Alain Lettres à Sergio Solmi sur la philosophie de Kant

Il y a lutte entre le monde qui adorait la beauté et le Peuple de l’Esprit, si bien nommé par Hegel, et qui défendait de faire aucune image de Dieu. Où est donc l’erreur païenne sinon à diviniser la forme extérieure et à définir Dieu comme un homme immortel, au lieu de définir l’homme immortel ? C’est donc le sublime, c’est-à-dire la majesté de l’esprit, qui révèle Dieu-homme, et qui nous découvre l’âme, d’où nous revenons à cette vérité de l’histoire, que l’homme seul a une âme.
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Portrait de Alain Alain Lettres à Sergio Solmi sur la philosophie de Kant

Il n’y a rien d’autre dans la morale, que le sentiment de la dignité. Tout dérive du respect que j’ai pour moi-même, pour l’Esprit absolu et pour mes semblables, en qui je reconnais le même esprit. Au reste, la moralité consiste justement à juger l’existence, comme nous l’avons fait dans les lettres précédentes, et à juger qu’elle est de peu, et qu’elle ne doit pas commander. L’immoralité n’est autre chose que la soumission à l’existence, aux circonstances, aux choses de peu dont dépend notre durée et ce que le vulgaire appelle notre destin.
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Portrait de Alain Alain Lettres à Sergio Solmi sur la philosophie de Kant

Car la raison est commune aussi à tous les hommes et les découvre semblables les uns aux autres ; mais le sens révèle entre eux quelque chose de plus, c’est la fraternité, ressemblance qui n’est pas de raison, puisque le beau est sans preuve ; ressemblance qui est de fait et de structure. Et l’homme reconnaît l’homme partout, et d’abord dans l’élément confus, dans la partie folle ; ce qui ne détruit pas le sublime mais le fonde au contraire, car il est de sentiment et une certaine colère en est la base. Chose digne de remarque, celui qui sent le sublime ne tient pas à être admiré ni imité.
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