Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges

Résumé

Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges Plaidoirie de Me Marie pour M. de Roche (1831)

Mais, dit l'accusation, M. de Roche ne s'est pas contenté de raconter un fait : la nation, dit-il, en parlant du gouvernement établi, pouvait seule légitimer cette étrange intronisation ; le gouvernement n'est donc qu'un fait ? Il va plus loin même, car il ajoute : les faits, les hommes les détruisent.
Là, dit M. l'avocat-général, se trouve l'attaque aux droits que le roi tient du voeu de la nation. Si le gouvernement n'est qu'un fait, il n'est pas un droit, donc il n'est pas légitime
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges Plaidoirie de Me Marie pour M. de Roche (1831)

Eh quoi ! vous , assis sur les ruines des siècles , vous qui ne pouvez faire un pas sans fouler les éclats d'un trône brisé, vous parlez d'éternité, et vous emprisonnez ceux qui ne veulent pas y croire !
L'éternité! c'est un vain rêve de l'humanité orgueilleuse. Messieurs , la France , comme toutes les nations, a été jetée par la main de la providence dans ce vaste mouvement du monde où la splendeur succède aux débris et les débris à la splendeur : au milieu de cet océan de villes, de trônes écroulés, de peuples anéantis, la civilisation apparaît seule éternelle et toujours grandissante.
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-Thomas-Amable Marie de Saint-Georges Plaidoirie de Me Marie pour M. de Roche (1831)

Comment a-t-on déserté sitôt le trône de la raison, que l'on a pris si grand soin d'élever, et du haut duquel on nous parle quelquefois encore avec tant de fierté? Messieurs , il est triste de le dire, c'est qu'on France la liberté est mal comprise. On croit à la divinité , parce qu'elle se manifeste trop haut pour ne pas forcer la croyance, mais on n'ose pas la regarder en face.
Source : Gallica

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