Résumé

E.-L. Sandemoy La Nation, le gouvernement et la presse… (1840)

Au surplus, Messieurs, croyez bien que tous ces flibustiers politiques n'ignorent pas que leur polémique, toute sauvage qu'elle est, ne parviendra jamais à renverser le Gouvernement ; ils en seraient même bien fâchés. Ce qui leur convient avant tout, c'est la tolérance qu'on leur accorde ; c'est métier et marchandise qu'ils font de leur encre de boue. Il en est de la polémique au salpêtre comme des oeuvres dramatiques à la façon de Vautrin et du Roi s'amuse, dont les auteurs sont toujours certains d'un grand succès d'argent.
Source : Gallica

E.-L. Sandemoy La Nation, le gouvernement et la presse… (1840)

N'est-ce pas là plus que de la licence ? Croyez-vous, Messieurs, qu'avec un tel état de choses aucun gouvernement soit possible? Et que Napoléon, tout Napoléon qu'il était, eût pu gouverner six mois la France avec un pareil régime, que son pouvoir qui n'avait de force que par le prestige, n'eût pas été promptement détruit ? Oh ! oui, aussi le plus beau titre à sa gloire est d'avoir terrassé l'anarchie et d'en avoir détruit les plus minces rameaux, parce qu'il savait, lui, que l'anarchie est une hydre qu'on ne peut museler et qu'il faut tuer, pour se préserver du venin de sa morsure.
Source : Gallica

E.-L. Sandemoy La Nation, le gouvernement et la presse… (1840)

Sans prétendre vouloir, je vous prie bien de le croire Messieurs, ravaler en quoi que ce soit les hautes qualités qui nous distinguent du peuple anglais ; j'éprouve le besoin de faire à chacun des deux peuples la part des vertus comme des imperfections qui lui est due.
Le peuple anglais par sa nature est en général d'un caractère froid, grave, penseur et prudent, d'un grand patriotisme que lui commande d'ailleurs sa position ; il porte le plus profond respect au prestige de sa monarchie ainsi qu'aux lois de son pays.
Source : Gallica

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