Résumé

Alexis Jacques Serre Saint-Roman Lettres au "Mercure de France" sur le non-sens et la non-existence des gouvernements représentatifs… (1817)

Vous convenez vous-même qu'il n'y a dans une nation qu'un très-petit nombre d'individus qui soient représentés ; mais , sans m'arrêter à cette considération , je vais droit au but, et je vous prie de me répondre, s'il est possible, au principe que voici :
Quand deux volontés différentes peuvent naître et subsister entre le représentant et le représenté , la représentation disparaît.
En vain dira-t-on qu'au moment où l'électeur élit le représentant , sa volonté est d'être représenté par lui, et d'en passer par tout ce qu'il voudra, quelles que puissent être ses opinions par la suite.
Source : Gallica

Alexis Jacques Serre Saint-Roman Lettres au "Mercure de France" sur le non-sens et la non-existence des gouvernements représentatifs… (1817)

En effet, d'après nos dogmes modernes, un représentant n'est pas le représentant de son département, il l'est de toute la nation : il ne lui est donc plus permis de solliciter pour un endroit de la France plus que pour un autre. Sans cette doctrine , son département aurait pu retrouver en lui une apparence de représentation , une fraction d'intentions locales infiniment petite , il est vrai, comparativement à d'autres intentions semblables et souvent très-opposées qui se rencontreraient dans d'autres membres.
Source : Gallica

Alexis Jacques Serre Saint-Roman Lettres au "Mercure de France" sur le non-sens et la non-existence des gouvernements représentatifs… (1817)

Mais , d'après la doctrine de la représentation générale , revêtue par chaque représentant en particulier, cet espoir est entièrement déçu ; et l'on ne trouve plus qu'un arbitre balançant tous les intérêts même avant d'entrer en fonction et de prononcer ses jugemens souverains par les lois qu'il porte, de même que les autres magistrats prononcent les leurs par les lois qu'ils appliquent.
Ainsi, dans ces principes encore plus, s'il se peut, que dans ceux de notre Charte, qui n'admet que des députés sans mandats, la réprésentation n'est autre chose qu'un pouvoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature