Athanase Germain

Résumé

Athanase Germain Le Serment du jeu de paume

L’assemblée nationale déclare que la personne de chacun des députés est inviolable ; que tous individus, toutes corporations, tribunal, cour ou commission qui oseraient, pendant ou après la présente session, poursuivre, rechercher, arrêter ou faire arrêter, détenir ou faire détenir un député pour raison d’aucunes propositions, avis, opinions ou discours par lui faits aux états-généraux, de même que toutes personnes qui prêteraient leur ministère à aucuns desdits attentats, de quelque part qu’ils soient ordonnés, sont infâmes et traîtres envers la nation et coupables de crime capital.
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Athanase Germain Le Serment du jeu de paume

Ah ! si le choix de ce nom rendait au peuple abattu de la fermeté, du courage !... Mon âme s’élève en contemplant dans l’avenir les heureuses suites que ce nom peut avoir ! Le peuple ne verra plus que nous, et nous ne verrons plus que le peuple, notre titre nous rappellera et nos devoirs et nos forces. À l’abri d’un nom qui n’effarouche point, qui n’alarme point, nous jetons un germe, nous le cultiverons, nous en écarterons les ombres funestes qui voudraient l’étouffer, nous le protégerons ; nos derniers descendans seront assis sous l’ombrage bienfaisant de ses branches immenses...
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Athanase Germain Le Serment du jeu de paume

La dénomination d’assemblée nationale est la seule qui convient à l’assemblée, dans l’état actuel des choses, soit parce que les membres qui la composent sont les seuls représentans légitimement et publiquement connus et vérifiés, soit parce qu’ils sont envoyés par la presque totalité de la nation, soit enfin parce que la représentation nationale est une et indivisible ; aucun des députés, dans quelque autre classe qu’il soit choisi, n’a le droit d’exercer des fonctions séparément de la présente assemblée.
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