Résumé

G. Hanoteaux Revue des Deux Mondes, tome 119…

Ainsi, quoique le roi soit majeur, c’est à la reine qu’on s’adresse, c’est à elle qu’on voudrait confier, pour des années encore, les intérêts et l’honneur du pays ; c’est d’elle enfin que l’on implore cette attention, ce sourire, cette faveur qui ouvriront l’accès des grands emplois et donneront l’essor aux grandes ambitions.
Toute la fin du discours avait été « écoutée avec une extrême attention ; » elle fut accueillie « avec un public et général applaudissement, » et l’évêque de Luçon regagna sa place « grandement loué par tous ceux qui l’avaient ouy. »
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Dans un esprit d’autonomie ombrageuse et de méfiance à l’égard des influences extérieures, la nation donnait au pouvoir qui la représentait une force dont il pouvait se servir contre elle-même. Ainsi que l’observe l’historien de Richer, si l’article du tiers ne fut pas inscrit parmi les lois fondamentales du royaume, il fut gravé désormais dans le cœur de tous les Français et, par le triomphe des idées gallicanes, les maximes qu’il contenait devinrent, pour le pays, pour la royauté, pour le clergé lui-même, la pierre de touche du patriotisme et de la fidélité au service du prince.
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Hésitant toujours sur sa propre conduite et ne sachant s’il devait se faire craindre ou se faire aimer, il ne parvint guère qu’à se faire mépriser. D’un bout de sa carrière à l’autre, il n’eut qu’une passion, l’avarice. Il exploita la faiblesse de Marie de Médicis, escompta la libéralité de Richelieu, dépouilla l’agonie de son beau-frère Montmorency, pour constituer enfin une des fortunes les plus considérables qu’ait connues l’ancien régime. Il fut d’ailleurs le père du grand Condé, et c’est le seul service réel qu’il ait rendu à la France.
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