Résumé

Les Élections de 1789 en Roussillon (1891)

Au jour fixé, 14 avril, quarante-six députés se réunissaient à l'Hôtel-de-Ville, tous choisis parmi les membres les plus influents et les plus honorables de chaque corporation : gens aisés, rompus aux affaires, habitués à considérer beaucoup plus le côté pratique que le côté spéculatif des questions. En quatre séances générales et en une cinquième, « formée de neuf « commissaires », le cahier des doléances fut rédigé, puis l'on élut, à la pluralité des suffrages, les vingt délégués qui devaient représenter Perpignan à l'assemblée de la viguerie du Roussillon et Vallespir, le 16 avril suivant.
Source : Gallica

Les Élections de 1789 en Roussillon (1891)

« Nous avions prévu dans ce pays-ci que MM. Coma-Serra et « Montferré seraient nommés, ainsi que l'évêque de Perpignan et « l'abbé de la Boissière », écrivait M. Guy à M. Jaume le 8 mai 1789.
Tel était l'état des esprits à la veille du 21 avril, jour fixé pour la réunion des trois ordres. Quoique le clergé et la noblesse se trouvassent dans un état de tranquillité qui contrastait vivement avec les agitations du Tiers, il était à craindre que la séance ne fût orageuse,car il fallait y trancher la grosse question de la présidence et du vote par ordre ou par tête.
Source : Gallica

Les Élections de 1789 en Roussillon (1891)

Là on retrouvait, dira plus tard le Conseil souverain, à peu près même ingérence du juge, même procédure pour la rédaction du cahier de la viguerie, même méconnaissance des protestations de certains délégués de Clara, de Prades et de Villefranche 1 ; si bien que, à la veille de la réunion générale, le Tiers-État de la province formait deux camps bien tranchés : d'un côté une minorité dont les réclamations ne seraient point écoutées ; de l'autre une majorité séduite par quelques hommes dont elle allait suivre aveuglément l'impulsion.
Source : Gallica

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