Résumé

Portrait de Antoine Péricaud Antoine Péricaud Notice sur Louis de Villars, archevêque de Lyon… (1857)

Plus choqué qu'effrayé de cette noble remontrance, Clément ne prit aucune mesure pour faire cesser le brigandage ; il en advint un grand malheur. Un jour, les Gascons insultèrent les gens de l'archevêque, qui leur répondirent sur le même ton. On mit l'épée à la main; le neveu du pape fut tué sur le pont de Saône, et tous ceux de sa suite qui ne purent gagner le cloître de Saint-Just furent mis à mort. Aussitôt Villars dépêcha un courrier au roi qui venait de quitter Lyon, et le supplia de venir pour lui faire justice.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Péricaud Antoine Péricaud Notice sur Louis de Villars, archevêque de Lyon… (1857)

Sire, répondit Villars, quand j'emploie mes gens pour corriger les malfaiteurs, je ne fais que le devoir d'un pasteur vigilant, d'un juge équitable et d'un noble chevalier, tel que je le suis par mon extraction. J'ai juré de garder la ville, et si ferai-je, par saint Gilles ! Je ne vous dirai pas que votre vie n'est point en sûreté dans ce pays, si vous
noinc et prévost de Saint-Just.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Péricaud Antoine Péricaud Notice sur Louis de Villars, archevêque de Lyon… (1857)

Philippe eût bien voulu favoriser le pape, mais tout déposait contre lui. Il fit retirer Villars, et, resté seul avec Clément, il lui représenta que le prélat n'était point sorti des bornes d'une juste défense, et que malheureusement il ne voyait aucun moyen de lui procurer satisfaction. Clément insista et demanda que, pour sauver son honneur, on lui fît remettre les clefs de Pierre-Scise. C'était sans doute trop exiger d'un homme tel que l'archevêque ; le roi le sentait bien
Source : Gallica

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