Aristote Crapet

Résumé

Aristote Crapet Sur Joffre et Lanrezac (1923)

A gauche, la situation s'améliorait, puisque le 18e corps était maintenant en ligne, que les divisions Valabrègue approchaient, et que l'armée anglaise venait d'arriver. Il ne pouvait pas prévoir que Namur serait « hors de défense » le 23 au matin ; qu'une armée ennemie jusque-là inconnue du commandement français allait se démasquer et forcer la Meuse ; que l'armée
anglaise, après les trois ou quatre heures de combat qu'on appelle bataille de Mons, battrait en retraite dès cinq heures du soir.
Source : Gallica

Aristote Crapet Sur Joffre et Lanrezac (1923)

Enfin, Lanrezac apprend que l'offensive par les Ardennes dont Joffre attendait la décision est brisée net : l'armée de Langle de Cary a été battue le 22, au nord de la Semoy, et se trouve contrainte de rétrograder vers la Meuse : sa gauche se retire sur Mézières, découvrant la droite de la 5e armée.
« La retraite s'impose : je prends la responsabilité de l'ordonner, déclare le général Lanrezac, quoique convaincu que Joffre ne m'approuvera pas ».
Source : Gallica

Aristote Crapet Sur Joffre et Lanrezac (1923)

Or, à l'heure où il décide ainsi de refuser la bataille, les Anglais à sa gauche n'ont pas été inquiétés, et à sa droite, il ignore quels événements se sont déroulés à la 4e armée (!) ». Et MM. Hanotaux et Fabry dans leur panégyrique du maréchal Joffre, écrivent que « la 5e armée, à l'échec de laquelle est lié l'échec définitif du plan 17, a été la seule qui ne se soit pas entièrement conformée à l'esprit de ce plan ».
La retraite était nécessaire ; nous sommes persuadé qu'elle a sauvé la 5e armée du désastre : c'est la conclusion qui ressort des faits que nous avons, exposés.
Source : Gallica

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