Auguste Angellier,
Revue des Deux Mondes
“ Mais trop d’orgueil entra dans ton cœur trop heureux ! Il te fit oublier quel espace sépare Du lot humain le sort des Dieux ; et qu’il s’égare Hors de la piété, hors du sentier étroit Le long duquel la fleur des félicités croît. Celui qui se compare aux Êtres Immortels, Qui du rang souverain sont jaloux et cruels. Niobé ! Niobé ! Quelle démence amère Te fit jeter l’affront à Latone, à la mère De Phœbus Apollon, le jeune dieu du jour, Lui dont l’arc est d’argent, d’Artémis qui parcourt Les monts et les forêts, divine chasseresse, Elle dont l’arc est d’or ? ”
