Résumé

Auguste Broca Quelques observations anatomiques sur le bec-de-lièvre complexe de la lèvre supérieure (1888)

Tout vertébré a normalement, pendant son évolution embryonnaire, des fentes, ou tout au moins des rainures faciales qui, persistantes, constituent le bec-de-lièvre. Que le processus soit troublé, retardé au lieu d'être annihilé et les tissus se formeront incomplètement, seront représentés par le tissu fibreux de basse organisation que l'on appelle tissu de cicatrice. C'est un arrêt de développement moindre que la fissure. Normalement les traces de l'état transitoire disparaissent, ici elles persistent, mais ce n'est pas une fissure cicatrisée, car cette fissure n'a jamais été une plaie.
Source : Gallica

Auguste Broca Quelques observations anatomiques sur le bec-de-lièvre complexe de la lèvre supérieure (1888)

Ainsi, il y a de chaque côté un os incisif unique, porteur des deux incisives. Dans le bec-de-lièvre, la fissure passe entre le bourgeon nasal interne et le bourgeon maxillaire supérieur. Ostéologiquement, il est situé, par conséquent, entre le maxillaire et l'intermaxillaire, c'est-à-dire entre l'incisive et la canine.
Source : Gallica

Auguste Broca Quelques observations anatomiques sur le bec-de-lièvre complexe de la lèvre supérieure (1888)

Cette opinion avait été hardiment affirmée par Gœthe, après que l'illustre poëte eût rencontré un crâne d'enfant hydrocéphale sur lequel, à l'âge de 4 ans, l'os intermaxillaire, muni de 4 incisives, fut trouvé encore mobile sur les maxillaires supérieurs qui l'enchâssaient. Mais il faut avouer que la démonstration ne fut complète que du jour où Coste étudia le développement embryogénique de la mâchoire supérieure : rien ne prouvait, jusque-là, qu'une suture entre deux os correspondît, chez l'embryon, à une fissure telle que le bec-de-lièvre.
Source : Gallica

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